Mes Betty's

My wee blog!

11 septembre 2009

Little Scarlet , Walter Mosley.

mosleyRésumé (Points policier)
1965. Los Angeles est en proie à des émeutes raciales. Au plus fort des soulèvements, un blanc est arraché à son véhicule par une foule prête à le lyncher. Il réussit à s'abriter dans un immeuble où, peu de temps après, une rouquine à la peau noire, Little Scarlet, est retrouvée étranglée. Cet homme est-il le meurtrier ? Un nouvel opus de la série Easy Rawlins, qui dresse un passionnant portrait de l'Amérique ségrégationniste des années 1960.

Les éditions Points policier soignent leurs couvertures, je les trouve vraiment très élégantes.

Je vous avais déjà fait part d'une bonne découverte, Black Betty du même auteur. Je reste positive avec Little Scarlet. 5 ans après Black Betty , la situation à Los Angeles est toujours aussi tendue. On sent plus d'envie de  confrontation, plus de hargne, plus de "rebellion" chez Easy et la communauté noire en général. C'est l'intéret principal de cette série, la description des années 60s où il faut choisir son camps entre violence et non-violence , vivre, subir ou se révolter. En suivant la série, on peut mesurer les évolutions de la société , les doutes qui émaillent les prises de position d'Easy, les changements d'attitude des différentes communautés, qui vont amener à la déségration...

Le polar importe bien sûr, Easy est un détective attachant , il se balade dans sa bonne ville de Los Angeles, en proie au doute comme il se doit,(Encore un...) à la recherche du meurtrier de cette fille, Little Scarlet, devenue un symbole des affrontements communautaires!

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28 août 2009

L'appel des morts, Ian Rankin

rankinPrésentation de l'éditeur (amazon) Publié sous le titre The naming of the Dead, épisode 16 sur 17

A huit jours du G8 de juillet 2005, Edimbourg est sur les dents: on a déployé des forces de police considérables pour contenir les milliers de manifestants qui sont attendus. À l'occasion d'un dîner officiel au château, un député tombe des remparts. Accident, suicide, meurtre? Quoi qu'il en soit, cela fait désordre, et la Special Branch exige que l'on étouffe l'affaire: le G8 doit être une réussite. Bien entendu, l'inspecteur Rebus ne l'entend pas de cette oreille. Au même moment, trois violeurs récemment sortis de prison sont sauvagement assassinés. Rebus et sa collègue Siobhan poursuivent l'enquête qu'on leur a pourtant enjoint de mettre entre parenthèses, le temps du sommet. Décidément, plus il approche de la retraite, plus Rebus se montre intraitable. Alors que les premiers "Rebus" mettaient l'accent sur la ville et l'histoire d'Édimbourg, L'Appel des morts aborde ouvertement la question de la mondialisation.

Il faudrait faire un swap : détective mélomane mélancolique, en proie au doute et à l'alcool ...  Il y aurait du choix et du très bon (mmm Mario Conde, Laidlaw, Rebus entre autres) et je pourrais en découvrir de nouveaux!

Lire Ian Rankin, c'est être sûre de rester indisponible pendant au moins 2 jours, plongée dans un autre monde. C'est à dire :  Edinburgh, en juillet 2005, pendant le sommet du G8, alors que l'on attend l'attribution des JO et que des bombes explosent à Londres. Rebus est égal à lui-même , un peu plus proche de la retraite, un peu plus bougon, toujours plus indépendant et décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Rebus ( et Rankin ?) est bien plus mordant que d'habitude, énervé sans doute par l'engouement médiatique, les magouilles politiciennes, le charity business qui se déploient autour de lui. Et Siobhan, elle, prend de plus en plus de place, elle s'affirme et se retrouve à faire des choix rebusiens , elle aussi.

Kathel l'a lu et apprécié...
D'autres Rebus sur ce blog : cf index : La colline des chagrins, Ainsi saigne-t'il, Du fond des ténèbres, Le jardin des pendus.

Il y avait le choix quant aux photos tant , pour une fois, Rebus et Siobhan voyagent dans cet opus : Edinburgh, Loch Lomond, Gleneagles (là, j'avoue, je n'ai pas eu les moyens de me payer ne serait-ce qu'une nuit à Gleneagles), les Borders, mais j'ai préféré Stirling , petit village universitaire plein de charme à très haute teneur historique ( William Wallace, Robert the Bruce )

Stirling

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28 juillet 2009

Noirs Tatouages , Val McDermid

vmdPrésentation de l'éditeur J'ai Lu
Cet été-là, il a plu comme rarement à au Lake District et la tourbière a livré son secret : un cadavre sans âge, couvert de tatouages. Jane Gresham, spécialiste du poète William Wordsworth, pense aussitôt à une légende locale : Fletcher Christian, le chef des mutins du Bounty, a fui Pitcairn pour regagner clandestinement l'Angleterre. Et son vieil ami Wordsworth a transformé son récit en poème épique. Persuadée que le précieux manuscrit se trouve chez un descendant du poète, Jane enquête. Mais, comme dans toutes les chasses au trésor, les convoitises s'éveillent, et les cadavres s'accumulent
.

Comme dans Adios Hemingway de Padura, un auteur célèbre (et mort) est mêlé à une histoire de meutre dans le présent. Deux époques co-existent alors : l'enquête menée , ici, par une universitaire spécialiste de Wordsworth, et des lettres de Wordsworth qui nous en apprennent plus sur le fond de l'enquête. C'est vraiment le même schéma dans les deux romans. Il faut cependant avouer que les personnages sont moins fouillés que dans Adios H. Jane n'a pas le charisme de Mario Conde, c'est certain ;). Cependant , c'est un polar plaisant à lire, avec un twist final assez inattendu. Je me suis bien faite avoir!

Je tiens à remercier tout particulièrement la traduction grâce à qui je me suis replongée dans mes grammaires et dictionnaires de français (cf commentaire de l'article précédent). S'il fallait ne citer qu'un exemple, l'adjectif 'forensique' est employé très naturellement par le traducteur. J'ai donc cherché dans mon dictionnaire : rien... Si quelqu'un est sûr que ce mot existe en français, qu'il me fasse signe!

Enfin, un roman dans un cadre aussi majusteux et troublant que le Lake District, terre de poésie, s'il en est, ça ne se refuse pas pendant les vacances. Comme l'ont dit de grandes Scottish philosophes du XXIe siècle en vacances dans le coin, "dans une région comme ça, c'est facile d'écrire de la poésie". Je vous ferais grâce de leurs exploits poétiques , par modestie, je vous laisse avec Wordsworth...

lakedistrict2The Daffodils / W.Wordsworth

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o'er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced, but they
Out-did the sparkling leaves in glee;
A poet could not be but gay,
In such a jocund company!
I gazed—and gazed—but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Source : http://www.poetry-online.org/wordsworth_daffodils.htm

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02 juillet 2009

Vents de carême , Leonardo Padura

paduraPrésentation de l'éditeur (Points)
" Voilà l'histoire : une prof de lycée, vingt-quatre ans, militante de la Jeunesse communiste, célibataire. On l'a tuée, asphyxiée avec une serviette." Mario Conde écoute le commissaire d'un air las. Sale affaire. Pour la résoudre, il lui faut garder la tête froide. Ce qui est loin d'être facile quand son cœur s'enflamme pour une saxophoniste rousse qui va compliquer bien des choses...

Bonne pioche pour un retour! Ce policier cubain, que j'avais repéré chez kesalul, m'attendait , à ma plus grande surprise sur une étagère de la bibliothèque familiale, sans que je n'y sois pour rien.  Incroyable!

Outre le fait qu'un des protagonistes ressemble étonnement à quelqu'un que je connais, ce roman a beaucoup d'autres qualités! Mario Conde , son inspecteur vaut le détour. Il se voulait écrivain , il est policier. Plein de mélancolie (et de charme, on imagine), il tombe amoureux comme il respire.  Il aime les longues dicussions où on refait le monde avec du bon rhum et ses amis, il aime la musique et les livres, il aime raconter La Havane, Cuba , ses désillusions. Et l'enquête dans tout ça , elle va tranquillement , au gré de ses souvenirs de jeunesse ...

Pff, c'est plus dur que je ne l'imaginais d'écrire un commentaire!

Evidemment , ce livre fait partie d'une série : Passé Parfait , Vents de carême, Electre à la Havane, L'automne à Cuba puis Adios Hemingway et Les Brumes du passé... To be continued , donc!

Chez alain et kathel aussi

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09 mars 2009

Impasse de la perversion (The cutting room)- Louise Welsh

welshPrésentation de l'éditeur (Le Livre de poche)
" Elle est étendue, légèrement sur le côté droit, vers l'objectif. Son torse est ligoté avec une corde. Je n'ai jamais vu de corps si blanc, mais je distingue ses traits tordus, épouvantés. " Rilke vient de découvrir une collection de photos érotiques de la fin des années 1940. D'où viennent-elles ? De quel trafic sordide sont-elles le fruit ? Une plongée passionnante dans le Glasgow clandestin des boîtes, clubs et salles de vente surchauffés, au milieu d'une galerie de portraits de marginaux et collectionneurs fous.

Il était enfin temps que je vous présente un auteur écossais ;) Je commence avec un polar , qui se déroule dans le West End de Glasgow (dans mon quartier). Une plongée dans la perversité, ça pourrait être vraiment caricatural, vraiment cru, vulgaire mais il n'en est rien (ou alors très peu).

C'est un polar prenant, sans cliffhangers ou suspense inutile (j'ai eu peur à la fin du premier chapitre mais c'est le seul). Il faut être attentif au moindre détail , sinon la révélation finale risque de tomber à l'eau , ce qui a été quasiment mon cas, vu mon état de concentration du moment. C'est un personnage principal atypique, qui aime et recherche les embrouilles tout en gardant une certaine distance. C'est macabre , ça glace le sang parfois , c'est aussi une galerie de portraits hauts en couleur , pathétiques ou franchement antipathiques.

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23 février 2009

La voix du violon - Andrea Camilleri

voixPocket  Résumé
"Quand c'est pas le jour c'est pas le jour". Voilà les termes du truculent commissaire Salvo Montalbano de Vigata, Sicile, quand Gallo, son chauffeur qui se prend pour Fangio, entre en collision avec une Twingo mal garée. L'accident va entraîner indirectement une macabre découverte : le corps nu de Michela Licalzi, une jeune femme assassinée dans une villa à la limite de la zone officielle du commissaire. Montalbano va devoir mener une enquête complexe, affronter l'hostilité des institutions et les théories d'un collègue plutôt concurrent, tout en devant répondre à la question du mariage à sa compagne Livia, et en étant fort ému par une belle amie de la victime... Comme d'habitude, il prendra quelques libertés avec la légalité pour faire apparaître la vérité.

C'était une de mes envies de la fin d'année dernière : découvrir Montalbano & Camilleri.

C'est une agréable parenthèse, pleine de Sud , de soleil et d'odeurs de cuisine. Montalbano peut résoudre des crimes passionnels des plus conventionnels autant que des affaires mafieuses. Je viens de finir L'excursion à Tindari autour du traffic d'organe, par exemple.
Agréable parenthèse encore pour la simplicité des enquêtes, leur quiétude presque (allez , ce n'est pas courant de résoudre des enquêtes assis sur une branche d'olivier) et la sympathie des personnages.

Dernier point sur la langue. Dès le début , le traducteur nous raconte la langue de Camilleri faite de sicilien, d'italien et d'invention. Je commence à avoir l'habitude de lire des livres écrits en langue oralisée (thanks to the Scottish accent qui est souvent retranscrit tel quel , chez Brookmyre ou Irvine Welsh par exemple.) Ca donne un petit peu plus de chaleur & de musicalité de lire à haute voix dans sa tête avec un accent qu'on recrée.

Kesalul m'a persuadé  de me laisser tenter... et d'autres?

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24 novembre 2008

Tirez pas sur le scarabée - Paul SHIPTON

scarabPrésentation de l'éditeur (Livre de poche)
Je m'appelle Bug Muldoon. Je suis détective privé. Actuellement, je suis sur une histoire de disparition d'insectes. Et ce n'est pas une mince affaire, croyez-moi ! Depuis que j'ai mis mon nez là-dedans, je les ai toutes sur le dos : les fourmis, les guêpes, les mouches, et bien sûr les araignées. Plus moyen d'être tranquille ! Je vous assure, ce n'est pas une vie pour un scarabée...

voilà le livre que j'avais choisi de présenter au concours. C'est donc un policier , avec toutes ses caractéristiques : un privé à l'humour noir , des intriguants , une belle journaliste... sans oublier une enquête du plus bel effet avec moult rebondissements, très rythmée.

L'auteur utilise les animaux pour reprendre et détourner avec humour les stéréotypes du roman noir. Chaque insecte a un rôle précis dans cette enquête : le détective  au ton désabusé, l'indic drogué Jake la mouche, la belle journaliste Velma la sauterelle, l'araignée est le tueur à gages... Il joue avec les codes , et c'est d'autant plus drôle pour moi qui lit beaucoup de policiers , car inconsciemment on a des images toutes prêtes en tête et cela ne pose aucun problème d'affubler ces animaux avec.

Un excellent moment de détente...

Posté par tibets à 06:59 - GRANDE-BRETAGNE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 novembre 2008

Bunker - Serge BRUSSOLO

bunkRésumé , paru en 1985 sous le titre La Maison vénéneuse

Une angoissante course au trésor dans une maison hantée par des fantômes à croix gammée. Une ancienne cité balnéaire où la jungle crève les trottoirs, où les singes envahissent les cabines téléphoniques. Un vieillard mythomane, concierge d'un bunker abandonné, sentinelle d'apocalypse veillant sur les ruines d'un laboratoire digne des " médecins " maudits du IIIe Reich ! Au bout du compte, un cocktail au goût de sang. Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire... Surtout le pire !


Ce livre fait parti d'une série d'enquêtes dirigées par Oswald Caine. Le romancier californien part en Amérique du Sud rechercher Cazinsky, biographe d'un mystérieux nazi. Il atterrit dans un village terrorisé, abandonné à de tyranniques propriétaires miniers.

Voilà un résumé alléchant où se mêlent course au trésor et problèmes politiques plus actuels! Et pourtant, ce roman ne m'a pas beaucoup passionnée. Il se lit bien et vite, pas de problème mais l'alchimie ne s'est pas faite... J'ai lu de biens meilleurs Brussolo. Qu'est-ce qui a coincé? Difficile à dire... Je pense que le suspense, le huis-clos qui se voulait étouffant ne m'ont ni étouffée, ni faite palpiter. Mais pour nuancer , j'ai , dans ma famille, des avis très positifs sur ce livre donc à vous de le découvrir...

Chez bibliotheca, un avis très positif aussi.

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17 novembre 2008

Les 3 jours du condor

condorESPIONNAGE de SYDNEY POLLACK - ETATS UNIS - 1975 - 2H00
avec ROBERT REDFORD, FAYE DUNAWAY, MAX VON SYDOW, CLIFF ROBERTSON

Joseph Turner travaille dans une cellule de la CIA, où il y épluche les romans d'espionnage étrangers. Un matin, tous les membres de son bureau sont abattus. Surnommé "Condor" par ses superieurs, il est prié de se tenir à l'écart quelques jours. Il n'en fait rien et mène sa propre enquête, cherchant un réseau clandestin dans la CIA.

On ne voit que lui : Robert Redford, en agent secret qui plus est. Il faut dire que dans L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux et Out of Africa (du même Sydney Pollack),  il jouait plutôt le romantique ...
Les 3 jours du Condor est tiré des 6 jours du Condor de J. Grady. C'est, en quelque sorte, un hommage à la littérature policière puisque le bureau qui emploie Jospeh Turner est chargé de lire toute la littérature d'espionnage pour donner des idées de stratégie à la CIA. Pris lui-même dans un guet-apens, il se retrouve à puiser dans les trucs et astuces fournis par ces bouquins pour s'en sortir.

C'est un polar très années 70 dans le ton et l'image : vintage comme diraient certains, absolument parfait du début à la fin... Et, finalement, le sujet n'a pas tellement vieilli, lui... Le pétrole , c'est toujours le nerf de la guerre, n'est-ce pas?

Dasola en a parlé dans sa rétro Sydney Pollack

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29 septembre 2008

Phalange armée - Carlo LUCARELLI

lucarRésumé (Gallimard)
Qu’est-ce qui est le plus dangereux pour l’État italien ? Les Phalanges armées qui veulent restaurer les valeurs de l’Occident chrétien grâce à une bande d’allumés aux crânes rasés, ou la stupidité du seul flic qui s’attaque à elles ? C’est assurément l’inspecteur Coliandro le plus redoutable, mais sa navrante incompétence alliée à sa consternante vantardise finissent par décourager le mal à défaut de le vaincre. Pas la moindre trace de grandeur chez l’inspecteur Coliandro, simplement une bêtise et une obstination si humaines qu’elles finissent par forcer la compassion.

Avez-vous déjà aimé un roman dont le "héros" est détestable? C'est assez bizarre comme impression ... Il n'y a vraiment rien à rattraper chez Coliandro, symbole absolu du bof de base. Misogyne, vantard, méchant,  gras, il aime le tuning, Rambo et les armes. N'en jetez plus , l'homme parfait n'existe pas. Par contre, c'est amusant de se moquer de lui et de sa bêtise.

L'intrigue est simple, courte, nerveuse. Elle nous entraine à la poursuite de bandits bien plus affreux que ce "couillon" de Coliandro, comme on se prive pas de lui faire remarquer. Totalement incompétent, il se retrouve à la botte d'une punk , bien gentille de l'aider à mener son enquête quand les groupes néo-nazis se déchainent, et pas seulement dans les stades de foot.

Un portrait de Lucarelli sur arte avec des idées de polars méditérannéens. J'avais lu Almost Blue, que je vous conseille vivement et j'ai toujours Guernica en ligne de mire... Phalange armée est son premier roman, agréable sans être encore marquant.

Posté par tibets à 17:10 - ITALIE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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