Mes Betty's

My wee blog!

17 mars 2008

Toxic Blues - Ken BRUEN (policier)

51cSNPl2tFLPrésentation de l'éditeur (folio policier)
Jack Taylor, l'ancien flic de Galway reconverti en privé dans un pays qui ne supporte pas cette profession, revient dans sa ville natale. A peine a-t-il le temps de retrouver ses marques, les dealers divers et les pubs gorgés de soiffards qu'il croise un chef tinker. Ces gens du voyage, sans être tsiganes, passent leur vie sur les routes d'Irlande. Tout le monde s'en méfie. Peu de gens les aident. Des jeunes hommes du clan, depuis quelques semaines, sont pourtant mutilés et tués sans que la police ne bouge. Quatre au total. Taylor, marginal à sa façon, le nez dans la poudre et la Guinness, accepte le marché. Nourri et logé en échange de son travail, il va, très loin des bars branchés du centre-ville, partir bille en tête affronter le chaos.

Ce n'est pas le livre attendu mais il correspond plus à mes envies lectures du moment !

C'est un polar type hard-boiled raconté par la voix (cassée^^)  de Jack Taylor , pas très clean ni sur l'alcool , ni sur la drogue , ni sur les procédures. C'est un grand lecteur qui essaime ses références aux grands standards du rock ou aux grands classiques du polar : Raymond Chandler par exemple.

Cela résume finalement bien le livre , l'enquête est au second plan par rapport aux tribulations de ce privé blasé et marginal comme il se doit. Il nous entraine dans une autre réalité irlandaise , assez proche des romans noirs américains , la Guiness en plus ...

     stpat

Merci au Club des theières de nous avoir fait participer...

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05 mars 2008

Les saisons de la nuit - Colum McCANN

51BM1VB5N5LRésumé (Belfond)

A travers l'extraordinaire portrait d'une famille d'ouvriers américains, du début du siècle à nos jours, Colum McCann impose un univers romanesque d'une rare puissance, et une prose d'une beauté rude et lumineuse.

New York, 1916. Des terrassiers creusent les tunnels du métro sous l'East River. Des Noirs, comme Nathan Walker, venu de sa Géorgie natale, des Italiens, des Polonais, des Irlandais... Pendant les dures heures de labeur dans les entrailles de la terre, une solidarité totale règne entre eux. Mais à la surface, chacun garde ses distances, jusqu'au jour où un accident spectaculaire établit entre Walker et un de ses compagnons blancs un lien qui va sceller le destin de leurs descendants sur trois générations.
Manhattan, 1991. Sous le bourdonnement trépidant de la ville, un certain Treefrog, qu'un secret honteux a réduit à vivre dans ces mêmes tunnels, endure les rigueurs d'un hiver terrible, aux côtés d'autres déshérités réfugiés dans ce monde obscur.
Soixante-quinze ans séparent Nathan Walker de Treefrog, soixante-quinze ans marqués par le racisme, la pauvreté, les tabous sociaux et les bonheurs furtifs
.

C'est là que mon rêve de catégories est un peu illusoire ! D'accord McCann est Irlandais mais il vit à New York et ce roman est tout ce qu'il y a de plus américain , enfin ...

Apparemment McCann a un style particulier , froid? , qui déplait assez souvent. Je ne m'en suis pas rendue compte puisqu'il m'a emballé. En fait , je suis surtout attentive au style de l'auteur quand je ne le supporte pas ;)

J'ai adoré! C'est un roman vraiment poignant , il n'y a pas d'autres mots. Quelques jours après , j'ai encore du mal  à en parler... C'est difficile de faire passer ce que j'ai ressenti...

Ce livre décrit l'épopée d'une famille ouvrière dans le 20è siècle. Ils ont participé à la construction de New York , l'un a bâti des tunnels , l'autre des gratte-ciels. La violence est indissociable de leurs vies : l'un parce qu'il est noir, l'autre parce qu'il est SDF. L'intrigue est batie autour du non-dit : beaucoup d'implicite , de fuite en avant , jusqu'au délivrement final. La construction en parallèle y est pour beaucoup. Elle rajoute de la tension mais aussi du 'suspense'.

C'est un roman très sombre , qui laisse peu de place au bonheur ou à l'espoir ; si je peux me permettre , ce n'est pas conseillé quand on est déprimé...

Biblioblog m'avait donné envie de le lire , Jules  n'a pas aimé.

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25 février 2008

La trilogie de Barrytown - Roddy DOYLE

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La voilà !

Premier contact avec ce monument familial : la télé! Un film enregistré par hasard tard le soir , quand j'étais au lycée.  The van ! L'anti-déprime idéal... Plusieurs années plus tard, à la fac , toujours par hasard , je vois The van en livre, je découvre Roddy Doyle. "La trilogie de Barrytown" est tombée entre mes mains...

  1/ The Commitments met en scène les membres de la famille Rabbitte dans un quartier ouvrier des faubourgs de Dublin : Barrytown. Fan de James Brown  , de Wilson Pickett et d’autres grands du rythm&blues us , le jeune Jimmy Rabbitte monte un groupe de Dublinois pour diffuser ‘La soul de Dublin’ qui lui tient à cœur. Un livre ponctué de citations de chansons mêlant la colère ouvrière à celle de la jeunesse dans les années 80s. ("when a ma-han loves a wo-man . . . he'll even bring her to stupid places like the zoo-oo-") Chronique d’une mort annoncée... amazon.   

  Lecture mitigée. La musique est au centre du livre. Difficile d'imaginer les chansons quand on ne les connait pas (Mustang Sally , Nowhere to run , I can't stand the rain)... On suit le grand frère Rabbitte qui essaie de faire adopter la soul à Dublin. Aventures cocasses d'un groupe confronté au succès : sex , drugs & rock&roll , baby , enfin , pas si facile...     C'est assez rare mais le livre rend mieux en film (beaucoup mieux même , le film est excellent).

2/The Snapper :   Il y a enfin de quoi rire à Barrytown : Sharon, la fille Rabbitte, attend un enfant et refuse de révéler le nom du père. Les suppositions vont bon train. L'ennemi contre lequel Sharon devait se battre, c'était le sens de l'humour de Barrytown. Elle n'arrêtait pas de dire que le père était un marin espagnol et ils voulaient bien la croire, mais chaque fois qu'ils imaginaient Mr Burgess avec le froc baissé, ils oubliaient le navigateur espagnol.La plus drôle : prétendre qu'il s'agit de George Burgess, père de famille, pas de première jeunesse et totalement dépourvu de charme - amazon.

3/The Van : Bimbo Reeves, ouvrier boulanger, est licencié. Ne supportant pas sa situation, il propose à son meilleur ami, Larry Rabbitte, tout aussi chômeur de s'associer à lui dans une affaire de restauration rapide. Leur réussite promet d'être juteuse : l'Irlande est sélectionnée pour la coupe du Monde de Football...

Dans ces deux là , on trouve véritablement l'esprit 'tribu Rabbitte'. Grandes gueules , chambreurs , têtus , touchants par moment , en tout cas , très 'authentiques'. Ca ne manque pas d'animation , ni d'animateurs dans la famille. Les relations humaines sont passées au crible : c'est toujours bien fait , pas lourd du tout.

Le point fort de Roddy Doyle , dans The Snapper comme dans The Van , c'est la description des personnages, du père 'bof' au voisin coincé , à la fille délurée...  Il réussit à les recréer pour nous, pleins de défauts mais adorables : des vedettes!

Bonne humeur au rendez-vous !

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05 février 2008

Inishowen - Joseph O'CONNOR

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Résumé (agoradeslivres.com)

Tristan et Iseut à la mode irlandaise d'aujourd'hui... Elle habite New York, vient d'apprendre qu'elle a un cancer et décide sans prévenir les siens de s'en retourner en Europe, dans l'Ile Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale, qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau.
Ces deux êtres poussés à bout vont se rencontrer par hasard, prendront la fuite ensemble et iront trouver refuge tout au nord de l'Irlande, dans les parages d'Inishowen, un lieu de beauté et de paix... où le sang coule aussi bien qu'ailleurs.

Qu'est-ce qui se cache derrière ce mystèrieux titre?

Une très jolie découverte...

Cet auteur est fait pour me plaire. Il a un humour que je vénère , le second degré : sarcastique , ironique , ou léger mais terriblement second degré. Les critiques en règle de la société me laisse souvent de marbre alors qu'une pointe d'humour fait tout aussi bien passer le message.

Satire de quoi exactement? Des relations au sein d'un vieux couple , du conflit en Irlande , des idées toutes faites sur le pays, sur la nostalgie...

Quand on découvre les premières pages , surtout si comme moi , on ne connait pas l'auteur , le doute est permis... Mais Milton est  un bof si stéréotypique, si réaliste que le doute n'est plus permis bien longtemps. Non , on n'est pas dans un remake des Feux de l'Amour mais bien dans une satire... Le récit alterne entre Milton à New York et Martin ou Ellen en Irlande. On est en 1994 , la paix n'est pas encore signée... Ellen l'Américaine part retrouver sa vraie mère en Irlande alors qu'elle se sait mourante, et croise la route de Martin , ancien des forces spéciales chargé de faire avouer les terroristes , vieux flic névrosé , pourchassé par ses démons, comme il se doit.  C'est imagé , c'est vivant , c'est parfois rocambolesque mais c'est tout simplement sympathique.

Un petit extrait savoureux : "Yeats, Joyce, Oscar Wilde... Quand Ellen parlait du pays des Lutins, on pouvait penser 470px_Inishowenqu'aucun autre pays du monde n'avait donné le jour à un escroc capable d'accoler quelques adjectifs polysyllabiques à ses névroses et de baptiser le résultat littérature" ( signé Milton)

Desperados et A l'irlandaise étaient notés dans ma liste de souhait , ils y restent.

Photo wikipedia : Inishowen

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05 novembre 2007

La femme qui se cognait dans les portes - DOYLE Roddy

41TDE0HBT0LRoddy Doyle est un des mes écrivains préférés et encore une fois , il ne m'a pas déçu!

Résumé 10/18 Amazon.fr
Paula Spencer : Dublinoise, dix-sept ans de vie conjugale ponctuée de raclées, de dents et de côtes brisées. Cinq enfants dont un perdu en route pour cause de coups de pied dans le ventre. Une femme bafouée et, par voie de conséquence naturelle en milieu défavorisé, alcoolique. Et digne, car il faut avoir la force de prétendre, en arrivant à l'hôpital après chaque dérouillée, qu'on s'est " pris la porte ". La force d'affronter le toubib qui ne vous regarde jamais en face, parce que, lui, il sent votre haleine. Pourquoi subir ainsi ? Pour protéger les enfants, et aussi parce qu'elle continue à l'avoir dans la peau, son voyou de mari. Le plus bluffant dans tout ça, c'est qu'un homme ait su décrire ce cauchemar de femme, inventer sa voix tour à tour drôle et poignante, sa sincérité sans fard, son rythme intime scandé de chansons irlandaises traditionnelles ; qu'un homme ait trouvé le ton juste pour dire : " Moi, Paula, 39 ans, femme battue. " Marie-Caroline Aubert, Elle

Quand on referme ce livre , c'est ce qui 'frappe' , c'est que ce livre ait été ecrit par un homme... S'il avait été ecrit par une femme , on aurait pu dire que ça sent le vécu ... Le sujet est terrible : c'est l'histoire de Paula Spencer , 4 enfants à charge , femme battue , qui sombre dans l'alcoholisme. Finalement ce roman m'a 'choqué' plus que n'importe quel reportage par son réalisme , sa sensibilité mais sans sensationalisme , ni apitoiement...

La narration est un peu déroutante , des flash-backs , des anecdotes , des repetitions , des bribes de souvenirs, la vie de tous les jours , les interrogations jusqu'au moment où la violence se déchaine (uniquement vers la fin du livre)...
C'est aussi ce qui fait que le roman est extremement réaliste et bouleversant... On est pris dans le monologue intérieur d'une femme qui essaie de reprendre pied sur la réalité, de s'attacher aux faits plutot qu'à son imagination et aux espoirs qui l'ont aidés tenir jusque là.
Tout paraît terrible : l'attitude des médecins , des proches mais la sienne aussi lorsqu'elle se sent coupable de la brutalité de son mari. Elle l'aime encore , c'est le plus incompréhensible...
Un roman poignant sur un sujet malheureusement d'actualité...

Pour finir la petite chanson qui était dans ma tete en lisant ce livre Suzanne VEGA - Luka , un bon résumé du livre finalement

free music

chez Grominou2

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