08 décembre 2007
Le dieu des petits riens - ROY Arundhati
Quatrième de couverture (Edition Folio)
Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir " qui aimer, comment et jusqu'où " ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ? Un récit envoûtant, plein d'humour et d'émotion, servi par une écriture neuve et poétique, qui recrée le monde de l'enfance - celui de l'imaginaire et de la liberté.
Arundhati Roy a vraiment une écriture originale. Elle prend plaisir à jouer avec la langue ou plutot les langues et les sonorités. Ca pimente le tout.
Au début, j'étais un peu perdue entre les différentes époques, les différents points de vue. On passe sans s'en rendre compte de la grande Histoire de l'Inde contemporaine aux petites histoires d'une dynastie familiale en plein déliquessence.
Puis je me suis laissée prendre par le rythme , l'ambiance qui se met en place lentement : l'Inde moderne, ses traditions, ses castes , le rapport à l'Angleterre, la politique, les personnages attachants malgré leurs (énormes) défauts
... et surtout l'attente de LA tragédie imminente qui va & doit toucher cette famille. Comment dire ? On avance dans le brouillard en retrouvant des mots , des phrases clés plusieurs fois répétés qui nous guident mais ne font réellement sens qu'au dénouement final.

