16 mars 2009
Le soleil des Scorta - Laurent Gaudé
Présentation de l'éditeur (Actes Sud)
Sous le soleil écrasant du Sud italien, le sang des Scorta transmet, de père en fils, l'orgueil indomptable, la démence et la rage de vivre de ceux qui, seuls, défient un destin retors.
Un homme avance sur sa mule dans un paysage pétrifié de chaleur, sous l'implacable soleil des Pouilles, en direction du minuscule village de Montepuccio, où il vient assouvir, au risque d'y perdre la vie, son désir et sa vengeance. Ses fautes de jeunesse - vols, violences, crimes de toutes sortes -, il les a payées de dix-sept ans de prison. Désormais libre, il entend bien, de gré ou de force, faire sienne une femme que dans sa jeunesse il convoitait.
De cette vengeance - on pourrait même dire : de cette scène primitive - va surgir la lignée des Scorta, une famille de "pouilleux" marqués par l'opprobre et la faute originelle, mais qui peu à peu, sur quatre générations, parvient à subsister, à planter ses racines dans un sol fruste, à saisir sa chance, transmettre ses valeurs et s'accorder aux beautés de sa terre natale .
Car ce roman puissamment sudiste et solaire n'est nullement, au sens où on l'entend couramment, une "saga familiale". Marqué par la force de la parole, par la sincérité des personnages, par l'humilité et l'obstination des gens simples, par la recherche et la connaissance des joies élémentaires, le nouveau livre de Laurent Gaudé entrelace les destins comme les voix d'un hymne étincelant d'humanisme.
Très beau (petit) roman constitué d'anecdotes.
Je continue avec le thème de l'Italie ( je manque certainement d'un peu de soleil mais il arrive) et ces deux lectures m'en ont apporté coup sur coup. C'est un roman très court qui retrace l'histoire d'une lignée "maudite" , où chaque génération doit s'affirmer à force d'énergie et d'éternel recommencement. Ils n'héritent que de poussière et de terres arides qu'ils aiment profondément. L'auteur arrive en quelques mots à créer une atmosphère tantôt lourde , brulante tantôt joyeuse et ensoleillée.
Je découvre un auteur qui a reçu de nombreuses récompenses. To be continued...
19 novembre 2008
Bunker - Serge BRUSSOLO
Résumé , paru en 1985 sous le titre La Maison vénéneuse
Une angoissante course au trésor dans une maison hantée par des fantômes à croix gammée. Une ancienne cité balnéaire où la jungle crève les trottoirs, où les singes envahissent les cabines téléphoniques. Un vieillard mythomane, concierge d'un bunker abandonné, sentinelle d'apocalypse veillant sur les ruines d'un laboratoire digne des " médecins " maudits du IIIe Reich ! Au bout du compte, un cocktail au goût de sang. Quand la folie tire les ficelles du crime, tout est possible, même le pire... Surtout le pire !
Ce livre fait parti d'une série d'enquêtes dirigées par Oswald Caine. Le romancier californien part en Amérique du Sud rechercher Cazinsky, biographe d'un mystérieux nazi. Il atterrit dans un village terrorisé, abandonné à de tyranniques propriétaires miniers.
Voilà un résumé alléchant où se mêlent course au trésor et problèmes politiques plus actuels! Et pourtant, ce roman ne m'a pas beaucoup passionnée. Il se lit bien et vite, pas de problème mais l'alchimie ne s'est pas faite... J'ai lu de biens meilleurs Brussolo. Qu'est-ce qui a coincé? Difficile à dire... Je pense que le suspense, le huis-clos qui se voulait étouffant ne m'ont ni étouffée, ni faite palpiter. Mais pour nuancer , j'ai , dans ma famille, des avis très positifs sur ce livre donc à vous de le découvrir...
Chez bibliotheca, un avis très positif aussi.
18 septembre 2008
Cannibale - Didier Daeninckx
Quatrième de couverture (folio)
1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés.
Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition -tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.
Ceci est un livre que les élèves du lycée où je travaille doivent lire cette année. Il remet en perspective la lutte des Kanaks pour leur indépendance dans les années 80s et la période coloniale (années 30s) à travers le parcours d'un homme, Gocéné.
Je connaissais Daeninckx pour ses polars, rien à voir donc avec cette "nouvelle" (une centaine de pages) sur un sujet de société. Je vais devoir faire quelques recherches pour expliquer certains points aux élèves car il faut reconnaître que je suis assez déficiente dans tout ce qui est la culture et l'histoire des dom/tom. Le sujet est traité avec sensibilité mais sans caricature (sauf un sous-entendu qui m'a fait tiquer, sur le sort des soldats pendant la 1ere GM).
L'histoire de cet homme, traité comme un véritable animal de foire, est une leçon de tolérance, par rapport à l'extrémisme ou au racisme. Ceci dit , je pense que, même s'il peut être lu à tout âge, il est plus destiné aux ados. On peut aussi le prendre comme une introduction au sujet et trouver des romans plus épaix pour vraiment s'immiscer au coeur du problème.
04 août 2008
Utu - Caryl Férey
Présentation de l'éditeur (folio policier)
Osborne, spécialiste de la question maorie, revient sur les traces de son ami Fitzgerald après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes effroyables, et par la même occasion sur son propre passé. Hana, celle qu'il appelle " ma femme " et qu'il connaît depuis l'enfance, croise de nouveau sa route. Les disparitions continuent. Une réalité glaçante se dessine. Au pays du utu, la vengeance comme les gènes, se transmet dans le sang...
Caryl Férey est un bon client pour les blogs! Utu , bien que ce soit une sorte de suite (j'expliquerais après), est assez différent de Haka pour que j'ai envie d'écrire un nouveau billet. Même si je lis avec énormément de plaisir Ellis Peters, Larsson ou Iain Pears, il faut bien avouer qu'il suffit souvent de copier/coller ce que l'on a dit sur le premier pour faire un billet sur chaque livre lu de la série.
Donc , Utu est une suite sans l'être. Il est bien dit que l'on peut lire l'un sans l'autre ou dans le désordre. En fait , l'enquête d'Haka n'est pas évoquée dans Utu, on sait juste ce qu'il est advenu des différents protagonistes. Osborne est le demi-frère du Osborne d'Haka, en pleine déchéance à Sydney, à qui ses supérieurs demandent de rappliquer à Auckland. Il n'est pas plus équilibré que Fitzgerald pour vous rassurer ;) Ce qui peut vraiment vous rassurer , c'est qu'Utu est (relativement) moins violent qu'Haka. Disons que l'on évite le carnage!
Utu prend plus en compte le contexte politique, économique , social et culturel en NZ, et plus particulièrement celui des Maoris. La question des lois de "réparations" est sous-jacente. La qualité du polar ne se relache pas pour autant : toujours aussi sombre, nerveux et haletant. Je suis conquise par cet auteur!
Marie a lu et aimé les 2
sur pol'art noir (avec des extraits) et un article sur le blog du le salon du livre
22 juillet 2008
La cote 512 - Thierry BOURCY (historico-policier)
Présentation de l'éditeur (Folio policier)
Le jeune flic Célestin Louise, apprécié de ses supérieurs, aurait pu rester à l'arrière où il s'illustrait dans la poursuite des criminels. En novembre 1914 pourtant, le jeune enquêteur à la Brigade criminelle de Paris se retrouve en première ligne à Verdun sous les ordres d'un lieutenant à peine plus âgé que lui. C'est la découverte, sous les bombes, dans les tranchées, de la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, avec sa barbarie, ses silences improbables, ses rigolades pour tromper la mort. C'est la découverte de l'amitié, de la bravoure et de la peur... Et puis un jour, au cours d'un assaut, le jeune lieutenant est tué d'une balle dans le dos. Célestin Louise le comprend : cette mort-là n'est pas comme les autres. Un flic reste un flic, même au beau milieu du carnage. L'enquête qui débute par amitié posthume mènera Célestin bien au-delà du front...
Si Black Betty était très cinématographique, La cote 512 est, elle, très télévisuelle. On sent bien que T. Bourcy est scénariste. On retrouve des personnages bien campés, tout de suite identifiables ainsi que des scènes estampillées "1ere guerre mondiale" ... Des images viennent en tête : celles de la "Belle Epoque" d'abord puis celles des "Poilus". Pourtant , je trouve que la 1ère guerre mondiale est très peu utilisée comme sujet de fiction. C'est donc une vraie originalité de retrouver un polar dans ce contexte-là.
Justement , le côté polar est tout simple, mais bien mené, avec un jeune inspecteur sympathique et débrouillard en personnage principal. Le risque avec les policiers historiques, c'est qu'une des deux parties ne soient qu'un pretexte. Ici , c'est équilibré : tout en étant documenté il laisse une place à l'intrigue. Encore une fois, le ton et la façon dont l'enquête est menée sont assez différents des polars actuels. D'autant plus, qu'en 1914, on pouvait difficilement s'appuyer sur les "Experts". Cela a un certain charme.
Alain m'a donné envie de le lire ; Dasola l'a lu... C'est le seul de la série à être sorti en poche.
07 juillet 2008
Haka - Caryl FEREY (polar noir)
Présentation de l'éditeur (folio policier)
D'origine maorie, Jack Fitzgerald est entré dans la police d'Auckland après que sa fille et sa femme eurent mystérieusement disparu sur l'île du Sud, en Nouvelle-Zélande. Pas la moindre trace. Juste la voiture retrouvée vide et le souvenir d'un dernier geste de la main, d'un sourire radieux...
Vingt-cinq années ont passé. Jack est devenu un solitaire rapide à la détente, un impitoyable incorruptible "en désespoir stationnaire". La découverte sur une plage du cadavre d'une jeune femme au sexe scalpé ravive l'enfer des supputations et des hypothèses exacerbées par le chagrin. Secondée par une jeune et brillante criminologue, Jack, devant les meurtres qui s'accumulent, mènera l'enquête jusqu'au chaos final ...
Alors , avant de commencer , une petite précision s'impose : âmes sensibles s'abstenir! Ce polar est du genre violent , sanglant et dérangeant par certains aspects.
Mais il est excellent ! Un policier solitaire, que l'éthique n'étouffe pas, accompagné d'une jolie équipière tentent de retrouver un tueur en série maori. Comme Caryl Férey a l'art et le talent d'éviter les clichés, c'est gagné. L'intrigue est plus que haletante et indécise. En passant, je me suis bien faite mener en bateau. Puis tout sombre dans un effroyable carnage où tous les mystères sont enfin revélés.
Le dépaysement vient du contexte , comme souvent dans les policiers. Et quoi de plus dépaysant que la Nouvelle-Zélande, pays fascinant s'il en est! C'est parti pour une plongée dans les bas-fonds d'Auckland et les îles du Pacifique (pas si) paradisiaques, sans oublier la pincée de culture maori(e)! Comment ne pas succomber!
Sur pol'art noir et par télépathie : kathel.
Caryl Ferey a publié une sorte de suite avec Osborne , un des lieutenants de Fitzgerald : UTU.
D'autres polars : La jambe gauche de Joe Strummer en Bretagne, Plutôt crever et son dernier en Afrique du Sud : ZULU.
ps : oui , je sais , ça , c'est cliché! Mais enfin.....! credits photo
30 juin 2008
L'oeuvre au noir - Marguerite YOURCENAR

Quatrième de couverture (folio)
En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIè siècle, Marguerite Yourcenar, l'auteur de Mémoires d'Hadrien, ne raconte pas seulement le destin tragique d'un homme extraordinaire. C'est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité; un monde contrasté où s'affrontent le Moyen Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison même finira par le broyer.
Mémoires d'Hadrien m'avait "subjuguée" (l'expression est de Gangoueus). Mon sentiment est beaucoup plus mitigé avec L'oeuvre au Noir.
Il y a 2 caps à passer pour terminer le livre : les chapitres 1 et 13 qui sont (rayez la mention inutile) denses et exigeants ; rébarbatifs. On pourrait faire encore une autre division : partie 1 d'un côté , parties 2 et 3 de l'autre. La première dresse le portrait du XVIe siècle : les guerres de religion , les Réformes protestantes & catholiques , les débuts de la Renaissance et de l'humanisme, les avancées scientifiques ... La première partie , bien qu'extrèmement intéressante pour décrire le contexte, m'a aussi laissé une impression bizarre car il est très peu question de Zénon et les personnages qui y sont développés ne sont pas repris par la suite. La deuxième se recentre sur Zénon, un scientifique de son époque : touche-à-tout et libre-penseur. Cette deuxième moitié du livre plus proche des Mémoires d'Hadrien dans sa description très fine de l'homme et de ses pensées m'a beaucoup plus passionnée que la première.
C'est évident à dire mais pas si simple à expliquer. Première raison : le style. L'utilisation d'un vocabulaire soutenu , rare parfois obscur crée une atmosphère riche , "intelligente" mais c'est de temps en temps lourd. Il m'est arrivé de me demander 1/qu'est-ce que ça veut dire, 2/ pourquoi a-t'elle utilisé ce mot-là à cet endroit-là et 3/pourquoi les noms propres n'ont pas leurs formes habituelles (oui, pourquoi Améric Vespuce et pas Amerigo Vespucci?). Cette impression disparait dans la deuxième partie, plus fluide.
Ne vous y trompez pas , malgré tout , j'ai apprécié mais nettement moins que les Mémoires d'Hadrien. Assez d'accord avec In Cold Blog pour qui "le plaisir est dans l'effort". Yourcenar est très choisie en lettre Y du challenge abc... MarcF par exemple avec qui j'étais d'accord avant la deuxième partie ou Canthilde qui préfère la première partie.
Un souvenir de la page 123 :
Martha portait les plateaux et les piles de linge mais s'arrangeait pour ne jamais entrer dans la chambre. On n'avait pas réussi à se procurer les service d'un médecin. La nuit qui suivit la mort de Salomé, Bénédicte, couchée près de sa cousine sentit à son tour les premières approches du mal.
09 juin 2008
Entre les murs - François BEGAUDEAU
Présentation de l'éditeur (Verticales)
" Ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse. "
Entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Bégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.
Je me rends compte que ce livre a fait polémique à sa sortie et que les avis des lecteurs sont extrèmement divisés. Je ne vous parlerais ni de politique , ni de vision de l'éducation, mais tout simplement d'une fiction... que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire. J'aime l'humour sarcastique , je suis servie! Evidemment , dans la vraie vie , ce serait plutôt pénible à supporter un prof qui 'charrie' tout le temps mais dans le livre, ça fonctionne à plein. Les personnages sont bien croqués : le prof gothique, les raleuses, les djeuns, la machine à café/ photocopieuse qui fait des siennes : bref , tout un petit monde ! Il nous donne à voir une succession de situations tendues en salle de classe ou désabusées en salle des profs (qui ne sont pas souvent à leurs avantages , il faut bien le dire).
J'ai trouvé l'écriture inventive , notamment avec la 'personnalisation' des élèves par leur logo vestimentaire mais aussi le 'sarcasme' de répétition. Par contre , je ne suis pas sure qu'en film , cela me plairait. Ce genre de fin laissée à l'appréciation de chacun, dans un livre , ça passe ; (notez l'utilisation du point virgule) au cinéma, ça m'énerve (cf. L'esquive)!
ps: On apprend même la concordance des temps après 'après que' : après qu'il est rentré de la piscine , il est parti faire ... c'est correct mais c'est très bizarre!
Un autre regard : Teacher man de Frank McCourt
Chez Alain (+), Thom (-), Malice plutôt (-) que (+) et d'autres
07 juin 2008
Le fantôme de Baker Street - Fabrice BOURLAND
Présentation de l'éditeur (10/18 Grands Détectives)
Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S'agit-il d'un esprit, comme le prétendent certains ? Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Whitechapel et les beaux quartiers du West End ? Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l'écrivain, sollicite l'aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney. Lors d'une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l'identité du fantôme. Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l'Eventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu'ils ne sont pas près d'oublier. Un hymne enflammé à la littérature victorienne et à ses monstres sacrés !
Qu'il est sympathique de retrouver des héros de livres qu'on a aimés! De se dire "tiens c'est dans Dc Jekyll & Mr Hyde!" ou "Tiens ça vient de Dorian Gray!" ... voilà le principal attrait de ce livre! Si vous n'avez pas lu quelques uns des grands classiques de la littérature anglaise de la fin du 19ème (HG Wells, Wilde, Arthur Conan Doyle , Stevenson, Sheridan Le Fanu et Bram Stoker(je n'ai pas lu ces 2 derniers)... je crois que vous pouvez passer votre chemin ou alors vous y mettre !
D'ailleurs , c'est cette atmosphère fantastique autour du fantôme de Sherlock Holmes dans un Londres brumeux et sordide à souhait qui sauve le livre. Il faut noter les grandes connaissances de l'auteur sur le sujet avec des infos biographiques et des références cinématographiques très intéressantes. Autrement l'enquête est bien légère... ce n'est que le premier tome , peut-être cela sera-t'il amélioré dans Les portes du sommeil! Un autre point positif : la narration qui donne l'impression d'un dessin animé ou d'un roman jeunesse rend la lecture encore plus agréable.
A lire pour le clin d'oeil !
Gros succès dans le petit monde des blogs :Karine, Charlie Bobine , Lou...
07 décembre 2007
Une seconde avant Noël - SARDOU Romain
Présentation de l'éditeur (Pocket)
1851. A Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissées des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. Et pourtant...
Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée ...
C'est un joli conte de Noël , à la Dickens. Ne vous y fiez pas, Romain Sardou reprend les codes du maitre d'accord, mais avec malice. La petite voix du narrateur y veille.
C'est un vrai livre de Noël plein de magie , de merveilleux et d'émotions. Sauver Noël est la suite.
Les contes de Noël de DICKENS : Un chant de Noel , La bataille de la vie , Le grillon du foyer , L'homme au spectre , Les carillons.
Une chose m'intrigue pourtant : Romain Sardou lui-même. Je suis et j'aime ce qu'il fait depuis Pardonnez nos offenses . Un roman historique façon Umberto Ecco , un thriller , de la science-fiction, des contes façon Dickens... Il est très bon auteur , mais pourquoi se renouveler à chaque roman? Au moins , on ne peut pas dire qu'il se laisse enfermé dans un genre! C'est l'extrême inverse... il me donne l'impression d'être en atelier d'écriture.

