28 août 2009
L'appel des morts, Ian Rankin
Présentation de l'éditeur (amazon) Publié sous le titre The naming of the Dead, épisode 16 sur 17
A huit jours du G8 de juillet 2005, Edimbourg est sur les dents: on a déployé des forces de police considérables pour contenir les milliers de manifestants qui sont attendus. À l'occasion d'un dîner officiel au château, un député tombe des remparts. Accident, suicide, meurtre? Quoi qu'il en soit, cela fait désordre, et la Special Branch exige que l'on étouffe l'affaire: le G8 doit être une réussite. Bien entendu, l'inspecteur Rebus ne l'entend pas de cette oreille. Au même moment, trois violeurs récemment sortis de prison sont sauvagement assassinés. Rebus et sa collègue Siobhan poursuivent l'enquête qu'on leur a pourtant enjoint de mettre entre parenthèses, le temps du sommet. Décidément, plus il approche de la retraite, plus Rebus se montre intraitable. Alors que les premiers "Rebus" mettaient l'accent sur la ville et l'histoire d'Édimbourg, L'Appel des morts aborde ouvertement la question de la mondialisation.
Il faudrait faire un swap : détective mélomane mélancolique, en proie au doute et à l'alcool ... Il y aurait du choix et du très bon (mmm Mario Conde, Laidlaw, Rebus entre autres) et je pourrais en découvrir de nouveaux!
Lire Ian Rankin, c'est être sûre de rester indisponible pendant au moins 2 jours, plongée dans un autre monde. C'est à dire : Edinburgh, en juillet 2005, pendant le sommet du G8, alors que l'on attend l'attribution des JO et que des bombes explosent à Londres. Rebus est égal à lui-même , un peu plus proche de la retraite, un peu plus bougon, toujours plus indépendant et décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Rebus ( et Rankin ?) est bien plus mordant que d'habitude, énervé sans doute par l'engouement médiatique, les magouilles politiciennes, le charity business qui se déploient autour de lui. Et Siobhan, elle, prend de plus en plus de place, elle s'affirme et se retrouve à faire des choix rebusiens , elle aussi.
Kathel l'a lu et apprécié...
D'autres Rebus sur ce blog : cf index : La colline des chagrins, Ainsi saigne-t'il, Du fond des ténèbres, Le jardin des pendus.
Il y avait le choix quant aux photos tant , pour une fois, Rebus et Siobhan voyagent dans cet opus : Edinburgh, Loch Lomond, Gleneagles (là, j'avoue, je n'ai pas eu les moyens de me payer ne serait-ce qu'une nuit à Gleneagles), les Borders, mais j'ai préféré Stirling , petit village universitaire plein de charme à très haute teneur historique ( William Wallace, Robert the Bruce )
Commentaires
Merci pour le lien : superbes, tes photos ! Je n'ai pas encore réussi à convaincre "l'homme-qui-n'aime-que-le-soleil" d'aller faire un tour en Ecosse,mais je ne désespère pas !
J'étais un peu dubitative pour Rebus, mais finalement j'en ai lu un autre entre temps (depuis notre rencontre) et j'ai changé d'avis... faudrait que j'en lise d'autres :)
Ca semble vraiment intéressant.. je ne connais aps du tout Rankin. Et en plus, les paysage d'écosse que ça risque de me rappeler!!!!
@kathel : de rien. Tu peux toujours dire à l'homme-qui-n'aime-que-le-soleil que j'ai bien réussi à attraper des coups de soleil en Ecosse (info 100% vérifiée) ce qui veut inévitablement dire qu'il y a du soleil...
@Cryssilda : en fait , je crois que je préfère les plus récents, ils sont plus denses, les enquêtes sont plus riches et les personnages plus développés.
@Karine : C'est un des rares Rebus où on voyage à l'extérieur d'Edinburgh, il faut en profiter.
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