02 mars 2008
John IRVING - Celebrate the author
Né le 2 mars 1942
Né dans une des grandes familles du New Hampshire , sans jamais connaitre l'identité de son père, il a pris le nom de son père adoptif. L'absence du père est un des thèmes de son dernier livre Je te retrouverai , comme dans de nombreux autres , notamment, L'oeuvre de Dieu , la part du diable. C'est une épopée familiale , autour du thème de l'avortement : Dans un orphelinat situé au fin fond du Maine, Wilbur Larch, gynécologue excentrique, se livre à une double mission : mettre au monde des enfants non désirés, et futurs orphelins - " l'oeuvre de Dieu " -, interrompre illégalement des grossesses - " la part du Diable ". Mais entre lui et un orphelin réfractaire à quatre tentatives d'adoption, vont peu à peu se développer des sentiments qui ressemblent fort à ceux d'un père et d'un fils.
John Irving aime les livres divertissants. Il aime la littérature populaire à l'instar d'un de ses modèles : Dickens dont on sent particulièrement l'influence dans L'oeuvre de Dieu , la part du diable. En fait il crée des histoires foisonnantes avec moult péripéties , mélant les intrigues et les sous-intrigues... Le monde selon Garp, semi autobiographique , est le livre qui le révèle! Romancier, Garp insère dans le récit tragico-burlesque de sa vie des extraits de son oeuvre, mêlant ainsi la réalité à la fiction au sein même de la fiction. Ce procédé, sans être vraiment original, révèle néanmoins que le monde est pour Garp un univers où c'est l'imagination qui règne. Roman qui mêle allègrement la farce et la tragédie, Le Monde selon Garp montre un univers où les références sont inversées sans tabous : la mère a une virilité d'homme, Robert devient Roberta, les hommes mordent les chiens... Cependant, il reste quelque chose de sacré, un havre de paix rythmé par le ressac et vers lequel la métaphore liquide ramène toujours : la famille. Garp porte le nom de son père inconnu, sa fille comme sa mère se prénomme Jenny et la silhouette de la demeure familiale du New Hampshire ponctue tout le roman comme une promesse de bonheur. L'important pour Irving est de raconter une bonne histoire. Il dit même du Monde selon Garp qu'il a tous les ingrédients d'une série B. Cependant , s'il connait un aussi grand succès , une telle reconnaissance, il doit y avoir plus que ça!
Irving se sert de l'exagération pour théâtraliser la réalité et ainsi montrer le tragique de la vie humaine. Une prière pour Owen Meany est un exemple de cet humour. Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ? Il s'intéresse de près à la nature humaine même lorqu'elle est violente. Ses intrigues naviguent entre violence morbide et farce. La tragédie est inséparable de l'humour , il n'y a aucune contradiction entre les deux selon lui..
Je vais lire Hotel New Hampshire.
Le mois prochain : Ian RANKIN (oh comme c'est bizarre) avec Le Jardin des Pendus
Sources & photos : wikipedia , An introduction to American literature de F. Grellet et amazon.fr pour les résumés
ps qui n'a rien à voir : allez voir la photo du jour :) http://rue89.com/2008/03/01/election-en-russie-un-tsar-peut-en-cacher-un-autre
Commentaires
Voilà un auteur que j'ai découvert depuis peu grâce à Le monde selon Garp et qui, comme tu le sais, mérite amplement d'être connu. Il est vraiment génial !! Merci de m'avoir fait découvrir plus en profondeur son oeuvre. Ah et moi aussi je vais lire Hôtel New Hampshire (pas tout de suite, mais cette année).
Bonsoir & bienvenue :)
C'est sur que c'est un pavé , il faut avoir du temps devant soi ;) Mais j'aime beaucoup Irving...
Je suis très contente d'avoir découvert ton blog : quelques idées de plus pour le swap Littérature africaine...
J'aime beaucoup John Irving moi aussi... j'adore sa façon de raconter... on a l'impression d'entendre un conteur! Mon préféré demeure "Une prière pour Owen".
Je n'ai pas réussi à accrocher à son univers !
@Karine : j'aime bien aussi cette manière de raconter ...
@Anjelica : on ne peut pas tout aimer , tant mieux pour la pal ;)
Merci beaucoup Betty, je suis contente que mes lectures africaines te plaisent, car elles font parties des meilleures livres que j'ai lu. J'adore les livres africains, mais je n'en lis pas assez à mon grand regret !
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